Aspirine et diabète en 2025 : quand la prendre, bénéfices, risques et prévention cardiovasculaire

Aspirine et diabète en 2025 : quand la prendre, bénéfices, risques et prévention cardiovasculaire
Clément Beauchamp 24 août 2025 17

TL;DR

  • L’aspirine ne fait pas baisser la glycémie ni la douleur neuropathique. Elle agit surtout sur le risque cardiovasculaire (anti-plaquettaire).
  • Indiquée presque toujours en prévention secondaire (après infarctus, AVC ischémique, artérite). En prévention primaire, seulement au cas par cas chez des adultes à haut risque et faible risque de saignement.
  • Dose habituelle: 75-100 mg par jour. Risques clés: saignements digestifs, hémorragie intracrânienne (rares mais graves), interactions médicamenteuses.
  • Grossesse à haut risque (diabète préexistant): faible dose recommandée contre la prééclampsie, à démarrer vers 12-16 semaines.

Question directe: l’aspirine peut-elle aider quand on a un diabète, ou c’est une fausse bonne idée? La vérité est simple: elle n’aide pas à « gérer » le sucre ni les symptômes du quotidien. Son terrain, c’est la prévention des événements cardiovasculaires, là où le diabète augmente déjà le risque. Et là, oui, elle peut être très utile… mais pas pour tout le monde, et pas sans précautions.

Ce que l’aspirine fait (et ne fait pas) chez les personnes diabétiques

Le diabète accélère l’athérosclérose et rend les plaquettes plus « collantes ». L’aspirine bloque l’agrégation plaquettaire (via l’inhibition irréversible de la COX-1) et réduit les caillots dans les artères. C’est son utilité principale: limiter les infarctus, AVC ischémiques et ischémies des membres. Voilà à quoi sert l’aspirine chez une personne diabétique.

Ce qu’elle ne fait pas: elle ne corrige pas l’hyperglycémie, n’améliore pas l’HbA1c, et ne soulage pas la neuropathie diabétique. Les essais avec des salicylates à haute dose (comme le salsalate) ont montré de minuscules effets métaboliques, avec des effets indésirables. Ce n’est ni la pratique ni la recommandation en 2025.

Autre point souvent source d’angoisse: l’aspirine et la rétinopathie. Les données historiques (Early Treatment Diabetic Retinopathy Study) n’ont pas trouvé d’aggravation de la rétinopathie ni d’augmentation des hémorragies oculaires significatives sous faible dose. Elle n’est pas un traitement de la rétinopathie, mais elle n’est pas contre-indiquée pour cette seule raison.

Enfin, elle ne sert pas à calmer les douleurs d’ulcères du pied, n’accélère pas la cicatrisation, et n’a pas d’intérêt direct sur les reins. Sa place est cardiovasculaire et, dans des situations bien précises, obstétricale.

Règle de base à garder en tête: l’aspirine est utile quand le risque d’événement artériel est élevé et que le risque de saignement est bas. Si l’un de ces deux leviers n’est pas du bon côté, on s’abstient ou on ajuste.

Quand l’aspirine est-elle recommandée ? Les scénarios qui comptent en 2025

Prévention secondaire (quasi systématique). Si vous avez déjà eu un infarctus du myocarde, un AVC ischémique, une angioplastie avec stent, ou une artériopathie oblitérante des membres inférieurs, l’aspirine à faible dose au long cours fait partie du socle de traitement, sauf contre-indication. Les grandes méta-analyses (Antithrombotic Trialists’ Collaboration) montrent une réduction relative d’environ 25% des événements vasculaires majeurs sous anti-plaquettaire, aspirine comprise. Les recommandations européennes (ESC 2023) et américaines (ADA Standards of Care 2025) s’alignent: elle est incontournable ici.

Prévention primaire (au cas par cas). Chez les adultes vivant avec un diabète mais sans antécédent cardiovasculaire, la balance bénéfice-risque est serrée. L’essai ASCEND (diabétiques sans maladie cardiovasculaire avérée) a montré une baisse modeste des événements vasculaires graves (réduction absolue ≈ 1,1% sur 7 ans) mais une hausse des hémorragies majeures (≈ +0,9%). Autrement dit: bénéfice net faible et très dépendant de votre profil de risque. En 2025, l’ADA propose d’envisager la faible dose chez des adultes entre 40 et 70 ans à haut risque d’athérosclérose et faible risque de saignement, après décision partagée; l’ESC et la HAS en France déconseillent l’usage systématique en prévention primaire, même chez les diabétiques.

Grossesse à haut risque (preeclampsie). Le diabète préexistant (type 1 ou type 2) place la grossesse en catégorie à haut risque de prééclampsie. Les sociétés savantes (CNGOF en France, ACOG, USPSTF) recommandent une faible dose d’aspirine débutée entre 12 et 16 semaines d’aménorrhée, jusqu’à 36-37 semaines, avec une réduction du risque de prééclampsie estimée entre 15 et 30% dans les méta-analyses. En pratique en France: 100 mg le soir est courant; discutez toujours la dose et le calendrier avec l’obstétricien.

Double anti-agrégation (périodes courtes). Après un syndrome coronaire aigu ou la pose d’un stent, l’aspirine est associée à un autre anti-plaquettaire (souvent le clopidogrel, le ticagrelor, ou le prasugrel) pour une durée définie. Ce n’est pas lié au diabète en soi, mais le diabète augmente le risque; on suit donc à la lettre la durée donnée par la cardiologie, puis on poursuit l’aspirine seule.

Quand ne pas la commencer. Si vous avez des antécédents d’ulcère compliqué ou d’hémorragie digestive récente, une cirrhose avec varices, une triade asthme-polypes nasaux-intolérance à l’aspirine, une insuffisance rénale sévère instable, ou si vous êtes déjà sous anticoagulant pour fibrillation auriculaire sans autre raison d’aspirine: prudence extrême, souvent abstention. Dans ces situations, le risque de saignement dépasse souvent le bénéfice attendu.

ScénarioPopulation typeBénéfice absolu estiméRisque absolu de saignementRecommandations 2025Sources clés
Prévention secondaireDiabète + antécédent d’infarctus/AVC/PADRéduction relative ≈ 25% des événements majeurs; bénéfice net élevéAugmenté mais acceptable avec PPI si besoinOui, à faible dose sauf contre-indicationESC 2023; ADA 2025; ATTC
Prévention primaireDiabète sans antécédent cardiovasculaireARR ≈ 1,1% sur 7 ans (ASCEND)ARI ≈ 0,9% hémorragies majeuresAu cas par cas; pas d’usage systématiqueASCEND 2018; ADA 2025; ESC 2023; USPSTF 2022
GrossesseDiabète préexistant, grossesse à haut risqueBaisse prééclampsie ≈ 15-30%Faible aux doses recommandéesOui, démarrage 12-16 SA, arrêt 36-37 SACNGOF; ACOG; USPSTF
Posologie, sécurité et interactions: décider au cas par cas

Posologie, sécurité et interactions: décider au cas par cas

La dose utile pour la prévention cardio-vasculaire est faible: 75 à 100 mg une fois par jour, à heure fixe. Les comprimés « gastro-résistants » n’éliminent pas le risque d’ulcère. En cas d’antécédent digestif ou d’âge avancé, une co-prescription d’inhibiteur de pompe à protons (IPP) se discute.

Comment estimer le risque de saignement? Pointez les facteurs suivants: âge au-delà de 70 ans, antécédents d’ulcère ou de saignement digestif, insuffisance rénale modérée à sévère, alcool régulier, corticothérapie, prise concomitante d’un anticoagulant ou d’un autre anti-plaquettaire, infection par Helicobacter pylori non traitée. Plus vous cochez de cases, plus le risque grimpe.

Interactions qui comptent:

  • Anticoagulants (apixaban, rivaroxaban, dabigatran, warfarine): association = risque de saignement nettement plus élevé. À éviter en prévention primaire; en prévention secondaire, seulement s’il existe une raison forte (p. ex. post-stent) et sous surveillance spécialisée.
  • Autres anti-plaquettaires (clopidogrel, prasugrel, ticagrelor): utiles en double-antiagrégation post-ACS/stent sur courte durée uniquement.
  • AINS (ibuprofène, naproxène): l’ibuprofène peut gêner l’effet de l’aspirine sur les plaquettes. Si vraiment nécessaire, prenez l’aspirine au moins 30 minutes avant, ou 8 heures après l’ibuprofène. Évitez les prises répétées.
  • ISRS/ISRN (antidépresseurs: sertraline, paroxétine, venlafaxine): augmentent le risque de saignement digestif; à compenser par un IPP si l’aspirine est indispensable.
  • Sulfamides hypoglycémiants (glipizide, gliclazide): très fortes doses de salicylés peuvent potentialiser l’hypoglycémie; à la faible dose, le risque est faible mais restez attentif si vos glycémies fluctuent.
  • Goutte: les très faibles doses d’aspirine peuvent légèrement augmenter l’acide urique; surveillez si vous êtes sujet aux crises.

Effets indésirables: brûlures d’estomac, dyspepsie, petits saignements (gingivorragies, ecchymoses), et plus rarement ulcère, hémorragie digestive, hémorragie intracrânienne. Signaux d’alarme: selles noires, vomissements avec sang, maux de tête explosifs inhabituels, faiblesse d’un côté du corps, essoufflement soudain. Là, on stoppe et on consulte en urgence.

Un moyen simple d’y voir clair avant de décider

  1. Calculez votre risque cardio en 10 ans (SCORE2-Diabetes en Europe, ou un calculateur validé). Si il est élevé et que vous avez un diabète ancien avec autres facteurs (HTA, LDL élevé, tabac), le bénéfice potentiel monte.
  2. Évaluez votre risque de saignement avec la liste ci-dessus. S’il est élevé, l’aspirine perd son intérêt.
  3. Discutez des alternatives qui offrent plus de bénéfice net: statine à dose efficace, contrôle tensionnel, perte de poids, arrêt du tabac, iSGLT2/agonistes GLP-1 pour la protection cardio-rénale.
  4. Si, après discussion, l’aspirine a sa place: fixez une dose (75-100 mg), une co-protection gastrique si besoin, et une revue à 3 mois pour revalider la décision.

Mini-décision en une phrase: pas d’antécédent cardio? Alors l’aspirine seulement si haut risque athéroscléreux et bas risque de saignement; antécédent cardio? L’aspirine est la règle, sauf exception.

Checklists, outils pratiques, mini-FAQ et prochaines étapes

Checklist express: suis-je un bon candidat pour l’aspirine?

  • Oui, plutôt: antécédent d’infarctus/AVC, stent, artérite; ou grossesse à haut risque (diabète préexistant) entre 12 et 16 SA.
  • À discuter longuement: diabète + pas d’antécédent cardio mais risque très élevé (âge 50-70, multiples facteurs, LDL résiduel malgré statine), et aucun facteur de saignement.
  • Plutôt non: antécédent de saignement digestif, ulcère actif, anticoagulant sans autre raison d’aspirine, âge avancé avec fragilité et risque hémorragique, insuffisance rénale sévère instable.

Ce qu’il faut apporter en consultation pour décider:

  • Votre liste complète de médicaments (y compris automédication et plantes), antécédents de saignement, d’ulcère, d’allergie à l’aspirine/AINS.
  • Vos derniers chiffres: tension artérielle, LDL, HbA1c, fonction rénale, poids.
  • Vos priorités: éviter un nouvel infarctus, reprendre le sport, limiter les médicaments… ça change la balance bénéfice-risque.

Mini-FAQ

  • L’aspirine fait-elle baisser la glycémie? Non. Ce n’est pas un antidiabétique.
  • Utile contre la douleur neuropathique? Non. Les traitements efficaces sont plutôt la duloxétine, la prégabaline, la gabapentine, selon avis médical.
  • La forme gastro-résistante protège-t-elle l’estomac? Pas vraiment. Elle peut diminuer l’irritation, mais ne prévient pas bien les ulcères. L’IPP est la vraie protection en cas de risque digestif.
  • Puis-je la prendre avec l’ibuprofène? Évitez. Si inévitable, espacez: aspirine d’abord, attendez 8 heures pour l’ibuprofène. Demandez si le paracétamol suffit.
  • Allergie ou asthme déclenché par l’aspirine? Ne la prenez pas. Parlez d’une alternative (p. ex. clopidogrel en prévention secondaire).
  • Je dois me faire opérer/détartrer les dents: on arrête? Interventions mineures: souvent on continue. Chirurgie avec risque de saignement: arrêt 5-7 jours avant si le chirurgien le demande, en coordination avec le cardiologue.
  • Et la rétinopathie? L’aspirine n’aggrave pas la rétinopathie selon les essais historiques; elle n’est pas un traitement de l’œil non plus.
  • Oubli d’une prise? Prenez dès que vous y pensez dans la journée; si proche de la prochaine, sautez la dose oubliée. Pas de double dose.

Pro tips de sécurité

  • Si vous avez des bleus qui se multiplient, des selles noires, des vomissements avec du sang, arrêtez et consultez en urgence.
  • Si un anticoagulant vous est prescrit pour fibrillation auriculaire, vérifiez systématiquement s’il faut garder l’aspirine. Souvent, on la stoppe.
  • Accompagnez toujours l’aspirine d’une stratégie cardio globale: statine, tension contrôlée, activité physique, alimentation, arrêt du tabac. C’est là que le gros du bénéfice se joue.

Décision tree simplifié

  1. Antécédent d’infarctus/AVC/stent/PAD? Oui → aspirine 75-100 mg/j si pas de contre-indication. Non → étape suivante.
  2. Grossesse à risque (diabète préexistant)? Oui → faible dose du T2 au T3 selon obstétricien. Non → étape suivante.
  3. Risque cardio élevé + risque hémorragique bas? Oui → discuter aspirine; Non → privilégier autres mesures (statine, tension, iSGLT2/GLP-1).

Ce que disent les grandes sources en 2025

  • ADA Standards of Care 2025: aspirine en prévention secondaire; en primaire, seulement chez adultes à haut risque et faible risque de saignement, décision partagée.
  • ESC 2023: pas d’aspirine systématique en prévention primaire chez les diabétiques; en secondaire, oui.
  • USPSTF 2022: initiation de l’aspirine en primaire plus restrictive avec l’âge; décision individualisée.
  • ASCEND (2018): bénéfice vasculaire modeste, risque hémorragique comparable, balance fine en primaire chez les diabétiques.
  • ETDRS: pas d’aggravation de la rétinopathie sous aspirine faible dose.

Prochaine étape concrète selon votre profil

  • Vous avez déjà fait un infarctus/AVC: si pas encore sous aspirine, parlez-en dès maintenant à votre médecin. Vérifiez la dose, l’IPP, et la durée de la double-antiagrégation si vous avez un stent récent.
  • Diabète sans antécédent cardio, mais risque élevé: venez avec vos chiffres et vos priorités. Testez la balance sur table: bénéfice attendu vs risque de saignement. Rien ne presse si vos statines, tension et mode de vie ne sont pas optimisés: commencez par eux.
  • Grossesse avec diabète préexistant: planifiez la faible dose d’aspirine entre 12-16 semaines avec l’obstétricien, notez la date d’arrêt (36-37 SA), et surveillez la tension.
  • Vous êtes sous anticoagulant: sauf indication spécifique, l’aspirine n’est pas ajoutée. Faites valider la stratégie par cardiologie/médecine interne.
  • Antécédent d’ulcère ou saignement: si l’aspirine est indispensable, eradiquez Helicobacter pylori si présent, ajoutez un IPP, et fixez un plan de vigilance (signes d’alarme, qui appeler).

Dernier rappel sans détour: l’aspirine n’est pas un outil de « gestion du diabète ». C’est un outil anti-plaquettaire qui, bien placé, sauve des vies après un événement cardio et, chez quelques profils triés sur le volet, peut prévenir un premier accident. Le reste du boulot, c’est la statine, la tension, l’arrêt du tabac, l’activité physique, et les traitements qui protègent cœur et reins. Si vous ne deviez retenir qu’une expression: aspirine et diabète riment avec prévention cardiovasculaire, pas avec glycémie.

17 Commentaires

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    Estelle Leblanc

    août 30, 2025 AT 14:34

    L’aspirine en prévention secondaire, c’est du solide. Mais faut pas oublier que la statine, elle, réduit le LDL de 50 %, et c’est là que le vrai boulot se fait. L’aspirine, c’est le petit dernier qui suit le train, pas le moteur.

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    Sébastien AGLAT

    août 30, 2025 AT 16:08

    En tant que médecin de famille, je vois trop de patients qui prennent l’aspirine parce que « c’est bon pour le cœur », sans savoir pourquoi. La clé, c’est la décision partagée. Pas de prescription automatique. Même si c’est un médicament vieux comme le monde, il faut le traiter comme un outil chirurgical : bien ciblé, bien contrôlé.

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    James Schnorenberg

    août 30, 2025 AT 20:23

    Les données ASCEND sont biaisées. L’essai a exclu les patients à très haut risque de saignement, donc le bénéfice est surestimé. Et puis, la réduction absolue de 1,1 % sur 7 ans ? C’est une perte de temps pour 99 % des patients. Les auteurs ont fait du marketing avec des chiffres relatifs. Le vrai risque, c’est l’hémorragie intracrânienne - et là, pas de retour en arrière.

    Et puis, pourquoi on parle pas des alternatives comme les inhibiteurs de PCSK9 ? Moins de saignements, plus de bénéfice cardiovasculaire. L’aspirine, c’est du 1980. On est en 2025, là.

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    Celyne Bondoux

    septembre 1, 2025 AT 13:40

    Je me demande… si l’aspirine agit sur les plaquettes… est-ce qu’elle agit aussi sur la conscience… de notre vulnérabilité… face à la maladie… ?

    On prend un comprimé pour éviter un infarctus… mais on oublie qu’on vit dans un corps qui ne demande qu’à se réparer… sans qu’on le force… sans qu’on le poisonne…

    Peut-être que le vrai traitement… c’est d’écouter… le silence… entre deux battements…

    Je sais… c’est flou… mais c’est vrai…

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    Julie Lavigne

    septembre 2, 2025 AT 01:02

    Je suis diabétique depuis 20 ans. J’ai jamais pris d’aspirine. J’ai jamais eu d’infarctus. J’ai perdu 25 kg, je marche 10 km par jour, je mange des légumes, je dors bien. Et je suis en forme. L’aspirine ? Pour qui ? Pour les gens qui veulent croire qu’un comprimé peut remplacer une vie changée.

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    manu martel

    septembre 2, 2025 AT 09:18

    Je comprends que ça parle de prévention cardio, mais j’ai un pote qui a eu un ulcère perforé après 3 ans d’aspirine. Il a failli mourir. Il avait 58 ans, pas de facteurs de risque… juste un peu de stress, et un médecin qui lui a dit « c’est bon pour le cœur ». On oublie trop souvent que la médecine, c’est pas une formule magique. C’est un équilibre. Et parfois, le mieux, c’est de ne rien faire.

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    Julien Petitot

    septembre 3, 2025 AT 02:59

    Je suis content que ce soit bien expliqué. J’ai un cousin qui a pris de l’aspirine pendant 5 ans sans savoir pourquoi. Il s’est fait un petit saignement gastrique et a dû être hospitalisé. Depuis, il prend un IPP et il est plus calme. Le truc, c’est de bien comprendre pourquoi on prend quoi. Pas juste parce que c’est dans une pub ou que le voisin le prend.

    Et pour les grossesses, c’est super important. Ma sœur a pris 100 mg à 14 semaines, et elle a évité la prééclampsie. Sans ça, elle aurait pu perdre le bébé. Donc oui, dans certains cas, c’est une vraie sauveuse.

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    Claire Polidano

    septembre 4, 2025 AT 19:09

    Les recommandations 2025 ? C’est juste un nouveau nom pour les mêmes erreurs. L’aspirine est un anti-inflammatoire, pas un traitement cardio. Et les études ? Toutes financées par Big Pharma. Tu crois que Pfizer paie des chercheurs pour dire que l’aspirine est inutile ? Non. Ils veulent que tu la prennes tous les jours. Pourquoi ? Parce que c’est bon pour leurs profits. Pas pour ta santé.

    Et puis, la rétinopathie ? Tu crois que c’est une coïncidence si les diabétiques qui prennent de l’aspirine ont plus de micro-hémorragies ? Les études disent non… mais elles sont biaisées. Je te le dis : ne prends pas ce truc. Tu n’en as pas besoin.

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    Benjamin Emanuel

    septembre 4, 2025 AT 23:48

    Ohhh l’aspirine… le médicament que tout le monde prend sans savoir pourquoi… comme si c’était du pain beurré…

    Je suis diabétique… j’ai un stent… et je prends de l’aspirine… mais je sais qu’en fait… je suis un cobaye… d’une industrie qui vend des comprimés pour remplacer la vie…

    Et toi… tu crois vraiment que si tu prends un petit comprimé… tu vas éviter la mort… ?

    La mort… elle vient pas d’un caillot… elle vient du fait qu’on a oublié de vivre…

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    nikki marie

    septembre 5, 2025 AT 14:47

    Si tu es diabétique et que tu n’as pas encore fait de bilan cardio complet… arrête de penser à l’aspirine. Commence par la statine. Par la pression artérielle. Par le sommeil. Par la marche. Par l’arrêt du tabac. L’aspirine… c’est la cerise sur le gâteau… pas le gâteau.

    Tu veux vivre longtemps ? Ne cherche pas le comprimé magique. Cherche la routine. La discipline. La patience.

    Je te soutiens. Tu peux y arriver.

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    chantal N

    septembre 6, 2025 AT 22:00

    Je ne comprends pas comment on peut recommander ça… à des gens qui ont déjà un risque de saignement… parce qu’ils ont de l’hypertension… ou de l’obésité… ou de l’âge…

    On nous dit « c’est pour ton bien »… mais en réalité… c’est pour que tu ne t’occupes pas de ton mode de vie…

    La vérité… c’est qu’on préfère te donner un comprimé… plutôt que de t’enseigner à manger… à bouger… à dormir…

    Et ça… c’est une trahison.

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    Marc Boisson

    septembre 8, 2025 AT 15:21

    Je suis contre l’aspirine en prévention primaire. C’est une erreur morale. On ne devrait pas donner un médicament à quelqu’un qui n’a pas encore eu de crise… juste pour être prudent. C’est de la prévention… mais c’est aussi de la peur… et la peur… elle ne guérit pas.

    Et puis… on parle de risque… mais on oublie la liberté… la liberté de vivre sans comprimé… sans peur… sans médicalisation de la vie quotidienne.

    Je ne prends pas d’aspirine. Je prends une marche. Et je vis.

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    Juliette Girouard

    septembre 10, 2025 AT 07:43

    Le vrai débat n’est pas « faut-il ou non prendre l’aspirine »… c’est « pourquoi acceptons-nous que la médecine moderne réduise la santé à un calcul de risques statistiques ? »

    On réduit l’être humain à un ensemble de chiffres : HbA1c, LDL, SCORE2, HAS…

    Et on oublie que derrière chaque chiffre… il y a une personne… qui a peur… qui est fatiguée… qui veut juste se sentir vivante…

    L’aspirine… c’est un outil… mais pas un sens.

    Le sens… c’est de reconnaître que la santé… ce n’est pas l’absence de maladie… c’est la présence de vie.

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    Louise Linnander

    septembre 10, 2025 AT 09:43

    Je suis française et je dis NON à cette propagande médicale. L’aspirine c’est un produit américain qui a été imposé par l’OMS et les labos. En France, on a des médecins traditionnels qui soignent avec les plantes et la diététique. Pourquoi on suit les Américains ? Pourquoi on accepte qu’on nous donne des pilules pour tout ? Je refuse. Je préfère la nature. Je préfère la vie. Je préfère mourir en paix que vivre avec des produits chimiques dans les veines.

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    Sen Thẩm mỹ viện

    septembre 10, 2025 AT 16:47

    Je pense que la vraie question, c’est : est-ce qu’on traite le diabète… ou on traite la peur du diabète ?

    L’aspirine… elle est là pour calmer la peur… pas pour soigner.

    Et si on arrêtait de chercher à tout contrôler… et qu’on apprenait à vivre avec ?

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    Nicole Zink

    septembre 12, 2025 AT 11:39

    Je suis infirmière et je vois trop de patients qui prennent l’aspirine sans savoir pourquoi. Je leur demande : « Pourquoi vous la prenez ? » Et la moitié me répond : « Je ne sais pas… le médecin l’a dit… »

    On a besoin de plus d’éducation. Pas de plus de comprimés.

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    Estelle Leblanc

    septembre 14, 2025 AT 08:49

    Exactement ce que je disais : l’aspirine n’est pas un traitement du diabète, c’est un outil de prévention cardio. Mais si tu ne contrôles pas ton LDL, ta tension, ton poids… elle sert à rien. C’est comme mettre un pansement sur une hémorragie interne. Le vrai traitement, c’est la gestion globale. L’aspirine, c’est juste un petit plus. Pas la solution.

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